PLUS UNE VIE
Manifeste de Genève pour l’ingénierie de la paix
Pas une vie de plus.
Plus une vie part d’une conviction simple : face à une guerre qui dure, la paix ne peut pas rester une intention diplomatique. Elle doit devenir une méthode.
Écrit depuis Genève, ce manifeste propose une architecture concrète pour parvenir à une cessation des hostilités sans effacer le droit, sans confondre l’agresseur et l’agressé, et sans transformer un cessez-le-feu en reconnaissance territoriale.
L’objectif n’est pas de prétendre résoudre la guerre en quelques pages. Il est de poser une question plus immédiate : que peut-on construire, dès maintenant, pour empêcher la prochaine victime ?
Une ingénierie du cessez-le-feu
Le manifeste développe un dispositif fondé sur des mécanismes opérationnels : préparation d’un cessez-le-feu, ordres militaires simultanés, lignes directes entre commandements, gel vérifiable des opérations offensives, registre des incidents, surveillance à distance et ouverture d’une table permanente de négociation.
Le principe est volontairement exigeant : ne pas demander aux adversaires de se faire confiance, mais définir à l’avance ce qui peut être observé, vérifié, documenté et contesté.
La cessation des hostilités n’est pas présentée comme un traité de paix. Elle constitue une étape distincte : arrêter les tirs afin de rendre de nouveau négociables les questions de sécurité, de territoire, de sanctions, de reconstruction et de responsabilité.
Genève comme méthode
La Suisse ne peut imposer la paix à des États souverains. Elle peut en revanche offrir ses bons offices, accueillir des négociations, faciliter des canaux diplomatiques et militaires, mobiliser une expertise de médiation et contribuer, avec les acteurs compétents, à la construction de mécanismes de vérification.
C’est dans cet espace précis que s’inscrit l’Initiative de Genève proposée dans ce livre.
Le manifeste comprend notamment un Protocole des 72 heures, une architecture de contrôle du cessez-le-feu, des dispositions consacrées aux prisonniers, aux personnes disparues, aux enfants et aux infrastructures critiques, ainsi qu’un projet d’Acte de Genève pour la cessation des hostilités.
Le droit distingue. L’humanité rassemble.
Le texte refuse deux simplifications.
La première consisterait à placer sur le même plan juridique l’agression et la légitime défense.
La seconde consisterait à considérer que reconnaître l’humanité des victimes de tous les camps revient à relativiser les responsabilités.
Le manifeste défend au contraire une double exigence : maintenir la distinction juridique tout en refusant la déshumanisation.
Il ne demande à personne de renoncer à ses droits, à ses recours ou à sa lecture du conflit pour commencer à négocier. Il cherche à créer les procédures permettant d’arrêter de tuer pendant que les différends demeurent ouverts.
Une proposition, pas une parole officielle
Plus une vie – Manifeste de Genève pour l’ingénierie de la paix est une publication indépendante de Jérôme Michel.
Le projet présenté dans l’ouvrage ne constitue ni une position officielle de la Confédération suisse, du canton de Genève, de l’OSCE, des Nations Unies, du CICR ou de l’Union européenne, ni un traité ou un accord négocié.
C’est un texte de proposition politique, juridique et diplomatique.
Une tentative de replacer, au centre de la guerre, une question élémentaire :
que pouvons-nous encore décider avant le prochain tir ?
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